*Like all the other girls.*

*Like all the other girls.*


Je ne sais pas si j'ai envie d'y croire encore. Est-ce que c'est ça la vie ? La vraie vie ? Celle que tu m'avais tant promis ? J'étais surprise au début, d'avoir été celle qui avait gagné ton coeur. Il faut dire que j'ai oeuvrer de toute la patience que je pouvais avoir pour conquérir ton coeur. Mais est-ce que tu es sûr que c'est bien moi, celle avec qui tu as envie de partager ta vie ? Je ne suis qu'une fille comme une autre, trop banale pour être remarquée. Tu crois que je vaux le coup ? Parce que moi je ne sais pas. Peut-être que tu devrais en choisir une autre ; une plus belle, plus drôle, plus intelligente, plus tout. Je pleure trop, je suis colérique, je ne sais pas aimer correctement. J'aime toujours trop ou pas assez. & Avec toi, je croyais avoir trouver le juste milieu, la bonne mesure. Mais non, décidément je ne sais plus. Crois tu pouvoir m'aimer, même dans les coups durs que vont se succéder ? Même quand mes larmes ne pourront plus s'arrêter ? Même quand mes cris déchireront beaucoup trop souvent la nuit ? Est-ce que tu crois que tu pourras rester là, me regarder les yeux dans les yeux & me dire que oui, tu m'aimes. Que tu m'aimes vraiment, de cet amour pur que vantent les contes de fées ? Est-ce que tu seras à la hauteur de ce que je suis ? Une fille comme les autres. Parce que c'est ça que je suis, est-ce que tu en as bien pris conscience ? Je suis trop tout & pas assez trop de choses. Alors est-ce que tu es toujours certain d'avoir fait le bon choix ? Est-ce que tu n'auras pas trop de regrets de m'avoir désignée comme celle ayant pris la place de parking vacante dans ton coeur, celle sur laquelle il y avait écrit " amour " ? Peut-être que tu devrais y réfléchir encore un peu. Prendre le temps, tourner & retourner la question aux quatre coins de ta tête. Peut-être que tu devrais faire le vide & me regarder de haut en bas une bonne fois pour toute. Peut-être qu'alors tu te rendras compte que je ne suis pas celle qu'il te faut. Peut-être qu'alors tu me diras que tu t'es trompé, que tu es désolé mais que je ne suis pas celle que tu croyais que j'étais. Peut-être qu'alors tu comprendras qu'il faut quelqu'un d'autre à ta vie, peut-être qu'alors tu comprendras que ce n'est pas moi que tes yeux pourront soutenir dans la nuit. Je ne sais pas si je suis cette fille que tu cherchais, que tu attendais désespérément. Celle qui saurait être naturelle & qui n'aurait pas peur de te dire tes défauts. Moi je ne sais pas quoi te dire. Quand tu te tais je me tais aussi, j'écoute le silence en attendant que tu le brises. Je joue avec mes mains & je suis mal à l'aise. Je ne sais qu'être moi & c'est peut-être là mon plus grand défaut à moi. Je n'arrive pas à jouer un rôle, à être celle que les autres voudraient que je sois. Peut-être qu'il faudrait que j'apprenne, ça m'éviterait bien des regards déplaisants. Mais je ne suis pas sûre de vouloir être quelqu'un de faux ; j'ai déjà du mal à être juste moi-même. J'espérais que mon âme dénudée te suffirait, mais aujourd'hui que tu me chuchotes tes je t'aime tendrement, je sais pas si je pourrais être réellement celle là, celle là même que tu as choisis. Je ne peux pas vivre sans toi, & ça tu le sais. Mais est-ce que toi tu ne pourrait pas te détacher de moi ? Si je partais, loin, bien trop loin à l'horizon pour que tes yeux puissent suivre ma silhouette, est-ce qu'alors il y aurait un vide si grand au plus profond de toi que tu ne saurais que faire ? Est-ce que je te suis essentielle ? Est-ce que je pourrais te manquer ? Après tout, je ne suis pas spéciale. Tu le sais pourtant, je n'ai rien de différent. Est-ce que c'est pour cela que tu m'aimes tant ? Parce que je suis comme tout le monde ? Est-ce qu'il y a seulement quelques raisons à cet amour que tu as pour moi ? Parce que s'il n'y en a pas je peux m'en aller tu sais. Je peux partir, je peux te laisser, & tu m'oublierais sans doute bien vite, parce que tu sais que je ne suis pas différente des autres. Je suis juste comme tout le monde. Je ne crois pas que j'arriverais à te redonner le sourire quand tu ne l'auras plus, mais moi j'aurais toujours besoin de ton épaule quand mes larmes pointeront le bout de leur nez. Est-ce que tu sauras supporter ça ? Est-ce qu'alors tu trouveras le courage de m'aimer toujours & encore ? Est-ce tu auras des regrets ? Parce qu'il suffirait que tu me dises de m'en aller, & je partirais. Moi je voudrais juste que tu sois heureux. Alors est-ce que tu crois qu'on peut être heureux à deux ?

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 12:30

Modifié le lundi 13 juillet 2009 09:58

*« Rien n'est impossible, seules les limites de nos esprits définissent certaines choses comme inconcevables. »*

*« Rien n'est impossible, seules les limites de nos esprits définissent certaines choses comme inconcevables. »*


Je crois que je suis triste, je ne sais pas vraiment. C'est dur à distinguer, ce genre de sentiment. Le soleil se couche et ma chambre s'assombrit joliment, ça me donne envie de rire & de voyager. Pourquoi pas les deux ? Mon téléphone est sur ma table de chevet. Je l'appelle ; je l'appelle pas. Je prends le téléphone, le repose. Je jette quelques livres par terre, sur le carrelage glacé. Le bruit sourd qu'ils font en tombant et les pages qui se froissent lentement me calment. Je m'exorcise. Je ne sais pas trop si ça marche. J'espère. Je ne sais même plus si je devrais pleurer, crier. Je devrais ? Peut-être que quelqu'un a la réponse. Est-ce que ce serait normal que je fonde en larmes, là, maintenant, tout de suite ? Est-ce que ce ne serait pas passer pour une fille fragile ? Je ne veux pas qu'on pense ça de moi, je veux que les gens pensent que je suis normale, juste normale. Pas le genre de fille à piquer une crise de nerfs rentrée chez elle, parce qu'elle n'arrive plus à joindre les deux bouts, à gérer sa vie, parce qu'elle se sent dépasser par tout & tout le monde, parce qu'elle n'y arrive pas, simplement. J'aimerais pouvoir être juste un brouillon, me chercher, me gommer, m'effacer, me recommencer. Me vendre ; vendre mon coeur. Ce serait tellement plus facile ainsi. Je n'aurais pas à penser aux sentiments, à si je me sens bien ou non, à si je suis malade ou pas, à si j'aime la vie ou si je la haie. Oui, ce serait bien plus facile comme ça. Alors voilà, l'annonce est passée. Si quelqu'un a envie d'acheter un brouillon trop brouillon, gommé un peu partout, qu'il vienne me trouver. & Si les moyens vous n'avez pas, je me donne. Voilà, c'est dit. S'il y a quelqu'un qui veux bien de moi, qui saurait me montrer ce qu'il a à voir, qui saurait m'apprendre puisque je ne sais rien. La vie est la plus grande leçon. La plus longue que l'on ai jamais vu. On peux l'apprendre comme on veux, il n'y a pas de bonnes ni de mauvaises manières. Il faut juste croire il paraît. Enfin, c'est ce qu'on dit hein. Moi je n'en sais rien. J'aimerais bien savoir, tout assimilé d'un coup & comprendre tout ce qu'il y a à comprendre. Mais je ne pense pas que ce soit la bonne méthode. On dit souvent qu'il faut faire des expériences. Mais qu'est-ce que c'est réellement qu'une expérience ? Essayer ? Se tromper ? Réussir ? Je n'y comprends strictement rien, & pourtant, ce n'est pas faute d'essayer, je vous assure. Mais je crois que c'est trop dur pour moi ; je crois que je n'y arriverais pas. Alors je vais continuer à faire semblant de comprendre ; jouer la comédie. Peut-être même m'inventer des expériences, qui sait. Je vais continuer à faire celle qui croit & qui sait, celle qui n'a pas peur de l'avenir, du futur. Celle qui ne se sent pas imploser quand il faut faire des choix, prendre des décisions. Tout ça c'est trop dur, trop compliqué. Mais après tout, si la Vie était facile, ça se saurait.


# Posté le mercredi 11 février 2009 08:18

Modifié le lundi 13 juillet 2009 09:59

*Music is life.*

*Music is life.*


♫ LISTEN ♫


Quelques notes qui s'alignent, seules, naturellement, sur la partition encore vierge il y a à peine un instant. Quelques notes faciles, mélodie triste & joyeuse à la fois, doux paradoxe. Quelques notes qu'on oublie pas, quelques notes qui vous collent à la peau ; symphonie immortelle. Un bonjour, un au revoir, un adieu. On ne sait pas trop. Quelqu'un a un jour dit que lorsqu'on ne comprend pas quelque chose, c'est que c'est de l'art. & C'est bien vrai. On a l'impression d'avoir tout saisis, mais la seconde d'après, un accord fait tomber en ruine toutes nos pensées. Alors, à bout de forces, on cesse de respirer, & on écoute. On écoute les notes glisser sur les touches du piano. Noir, blanc. Piano laqué, coeur semblable. & Elles semblent envahir notre âme entière, ces notes. Elles nous dévorent de l'intérieur, on se sent perdre pieds. On les croirait sorties du Paradis & de l'Enfer. Ou alors du Purgatoire, ce serait peut-être plus juste. Elles se cherchent, se suivent, se complètent, se détruisent, s'aiment & se détestent. Nous on ne fait que contempler la grandeur qu'elles ont. & Cette infinité de sentiments plus beaux & douloureux les uns que les autres qui nous prennent jusqu'au fin font de nos entrailles, qui nous font rêver d'ailleurs meilleurs, qui nous font espérer & illusionner en un futur toujours plus beau qu'hier mais jamais aussi magnifique que demain. Alors on voudrait déchirer ces partitions, éclater en sanglot sur la beauté d'un tel chef d'oeuvre. On voudrait crier le désoeuvrement qui nous accable, la peur qui nous tenaille, les larmes qui nous transpercent comme des milliers de lames. On se sent invulnérable & pourtant si fragile, si petit face à ... Ça. On meurt & on renaît à la fois, on ne sait plus qui on est & on se découvre, on s'adore & on se haie. Paradoxes, encore & encore. Les accords qui se font de plus en plus forts, violents. Qui nous font plier genoux & qui nous assomment, face contre terre. Qui nous écrasent sous leur puissance. Qui nous exorcisent de tous nos maux & de nos inavoués, de nos secrets, de notre désespoir, de notre amertume. Qui nous changent notre âme, qui nous submergent d'amour & de déchirement.


# Posté le dimanche 01 février 2009 05:18

Modifié le lundi 13 juillet 2009 10:01

*Prends ma main.*

*Prends ma main.*

Prends ma main.



Sur les toits,
Il fait si froid et si calme.



Elle était là, sur le toit de cet immeuble désaffecté.
Avec pour seule et unique musique, le bruit du vent soufflant et celui de la neige tombant, qui la faisaient trembler de froid.


Je tais mon nom,
Car maintenant, tu ne veux plus l'entendre.



Quand à lui, il n'osait bouger.
Il observait lâchement la scène, en retrait.
Il ne voulait pas qu'elle saute, non.
Pourtant, c'était en quelque sorte lui qui l'avait amener ainsi, à un désespoir tel qu'elle ne pouvait que remettre son existence en question.


L'abîme de la ville,
Avale chaque larme qui tombe.



Une larme roula lentement le long du visage de la jeune fille, pour ensuite tomber dans l'infini immensité du vide et aller se perdre dans les ténèbres abyssales des chemins de traverse de la ville endormie.


En bas il n'y a plus rien,
De ce qui en haut encore te retiens.



Tout semblait à Jane si lointain et si proche à la fois.
Les lumières de la ville lui donnaient un affreux vertige.
Sa tête commença à tourner et elle pencha dangereusement en avant.
Bill, de son côté, commençait à prendre réellement conscience de la gravité de la situation.
Jane était là, à quelques centimètres du néant qui l'attendait avidement, pour pouvoir l'engloutir à tout jamais dans les entrailles de la mort.
Il se décida enfin à réagir. Il n'était pas aussi lâche pour la laisser donner, comme une offrande, sa propre vie à celle que l'on surnomme la faucheuse.


Je crie dans le nuit pour toi.



- Jane !!

Il cria de toutes ses forces, dans le froid et le vent qui lui gelaient les membres.
Sa voix résonnait dans la ville entière, plongée dans un chaos muet.
Un écho lui revient, comme en réponse à son cri, lancé tel une bouteille à la mer.
Elle se retourna et s'éloigna quelque peu du rebord de l'immeuble, mettant de l'espace entre le vide et elle.
Elle le regarda, dépassée par les évènements, avec un regard lançant comme un S.O.S à travers la nuit funeste.


Ne me laisse pas tomber comme ça,
Ne saute pas.



Il ne pourrait vivre sans elle. Elle était son élixir de vie. Indispensable à son quotidien qu'elle embellissait un peu plus chaque journée.
Il ne voulait en aucun cas perdre le bonheur qu'il lui avait fallu tant de temps à atteindre.
Elle ne pouvait le laisser ainsi, seul avec lui même. Car il était elle autant qu'elle était lui.

- Jane, tu fais quoi là ? Dit-il assez fort pour qu'elle puisse l'entendre distinctement, malgré les mètres qui les séparaient.

Il savait que s'il avançait, elle allez reculait sans prendre garde.

- Je n'sais pas Bill. Je veux m'en aller. Loin. Très loin.

Mais elle ne se rendait pas compte que le voyage qu'elle désirait tant faire était un aller sans aucune possibilité de retour.
Fallait-il vraiment qu'elle paie de sa vie ?


Les lumières ne t'attrapent pas,
Ne les crois pas,
Ne saute pas.



Bill regarda à l'horizon qu'il distinguait vaguement.

- Tu vois, là bas ? Lui demanda t-il, en se rapprochant précautionneusement d'elle.
- Oui, je vois Bill. Lui répondit-elle en regardant à son tour.
- Et bien là bas, c'est loin, si loin, qu'une fois que l'on y est arriver, on n'a plus la force de revenir ici.

Elle le regarda, au bord des larmes.


Souviens-toi de toi et de moi,
Le monde en bas ne compte pas,
S'il te plaît ne saute pas.



- Jane ?
- Quoi ?
- Tu te souviens, de toi et moi, de ... Nous ?
- Je ne n'm'en souviens que trop bien Bill.
- Alors pourquoi tu veut partir si loin ?
- Je n'sais pas Bill, je te l'ai déjà dit.
- Et moi, je ferais quoi sans toi ?
- Ta vie.
- Ma vie c'est toi.

Elle ne répliqua pas, probablement par manque d'hardiesse.


Dans tes yeux tout semble vain et vide.



Il la regarda longuement, les yeux dans les yeux.
Il voyait son reflet hanté les yeux bleus de Jane, comme elle voyait le sien hanté le regard chocolat de Bill.
Il ne voyait aujourd'hui dans ses yeux que du désespoir.
Plus aucune étincelles de joie n'éclairait son visage.
Les bougies de ses yeux s'étaient lentement éteintes, parce qu'il n'y avait pas fait attention.


La neige tombe,
Mais tu ne la sens plus depuis longtemps.



Les flocons de neige tombaient lourdement au sol, y formant un lit de pureté.
Autrefois, et dans d'autres circonstances, ils s'y seraient volontiers allongés ensemble, pour comtempler les étoiles de la galaxie.


Quelque part, là dehors, tu t'es perdu.



- Jane, viens avec moi. Lui dit-il en lui tendant sa main.
- Je n'peux pas Bill, je suis perdue.
- Laisse moi te faire retrouver le bon chemin.


Tu rêves de la fin,
En espérant pouvoir effectuer un nouveau départ.



- J'ai déjà trouvé un itinéraire à suivre Bill.
- Ce n'est pas le bon Jane.

Elle regarda le vide avec affliction.
Elle voudrais en finir.
Terminer sa vie, ici et maintenant, avec pour simple cortège funéraire les flocons de neige de cette nuit d'hiver.
Elle se disait que peut-être, après, elle aurait une nouvelle vie, plus belle, plus agréable à mener.
Elle voulais tout recommencer à zéro, et la seule issue qu'elle avait trouvée était de finir cette page de son existence.
Elle en était sûre.
Elle se pencha en avant, lentement, comme pour savourer une dernière fois le vent et les flocons blancs lui caressant la peau.


Je crie dans la nuit pour toi,
Ne me laisse pas tomber comme ça,
Ne saute pas.



- NON ! JANE !

Encore une fois, il n'acceptait pas de la voir ainsi, si près du vide; si près de la mort.
Elle se ravisa encore une fois en se tournant vers lui.
Peut-être qu'elle en avait encore, de l'espoir, finalement.
Sinon, pourquoi n'avait-elle pas franchi l'unique et dernier pas qui la séparait du gouffre ?


Les lumières ne t'attrapent pas,
Ne les crois pas,
Ne saute pas.



- Tes ailes ne pourront pas t'aider à voler Jane !
- Quelles ailes Bill ?
- Tout Ange digne de ce nom possède des ailes, tu n'le sais donc pas ?
- Je n'suis pas un Ange.
- Tu ne le sais pas, c'est tout.
- Tu divagues Bill.
- Peut-être.


Souviens-toi de toi et de moi,
Le monde en bas ne compte pas,
S'il te plaît ne saute pas, ne saute pas !



- Jane, tu ne peux pas m'abandonner ainsi, tu comprends ?
- Non.
- Je suis persuadé que si.
- Tu te fais des illusions.
- Peut-être.


Je ne sais pas combien de temps,
Je peux te retenir,
Je ne sais pas combien de temps.



Il savait que bientôt, les mots lui manquerait pour la retenir encore.
Il redoutait le moment où il ne saurait que dire.
Il aurait voulu la retenir indéfiniment, quitte à ce qu'ils passent leur vie ici, sur ce toit.


Prends ma main,
On va tenter un nouveau départ,
Ne saute pas.



Il lui tendit encore une fois sa main glacée.

- Va y Jane, prends ma main !
- Laisse moi Bill.
- Prends ma main Jane !!
- ...

Elle pleurait silencieusement, lui aussi.
Ça lui arraché le coeur de la voir ainsi.
Ça lui faisait se sentir mourir de l'intérieur, comme si on lui tirait des balles en plein coeur, mais qu'aucune ne lui donnait la mort.
Et c'était la pire des tortures que de se sentir ainsi, si impuissant.


Je crie dans la nuit pour toi,
Ne me laisse pas tomber comme ça,
Ne saute pas.



- Jane, tu dois prendre ma main maintenant !!

Il ne parlait plus calmement comme il le faisait, il criait.
Presque sans s'en rendre compte.
En espérant que ça la ferait réagir.
Qu'elle comprendrait, que sa main, elle doit la saisir.


Les lumières ne t'attrapent pas,
Ne les crois pas,
Ne saute pas.
Souviens-toi de toi et de moi,
Le monde en bas ne compte pas,
S'il te plaît ne saute pas,
Ne saute pas.



En un dernier effort, il la supplia une nouvelle fois.

- Jane, je t'en pris, ne saute pas.

Elle le regarda de son regard embué par les larmes puis se tourna vers la ville éteinte.


Et si ça ne te retiens toujours pas,
Alors, moi, je sauterai pour toi ...



Alors saute, saute Bill.

Ne pense plus à rien, vide ton esprit trop encombré et saute, sans réfléchir aux désastreuses conséquences.

Va la rejoindre, car le corps de Jane, ta Jane, lui, s'est en une fraction de seconde étendu sur la neige, son immaculé cortège funéraire, dix mètres plus bas ...


Audrey* ( c ).

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 02:52

Modifié le lundi 13 juillet 2009 09:56

*& J'en crève un peu plus chaque jour, de ton odeur qui n'est pas, de ta présence qui n'est pas non plus. Alors arrêtons de nous voiler la face, tu es ce que j'ai de plus précieux au monde, & si je te perdrais je me perdrais moi même. Mais de toute façon, je me suis déjà perdue dans tes yeux, alors à quoi bon chercher un chemin de secours alors qu'il n'y en a aucun ? Je suis prisonnière volontaire de ton être, j'ai mis moi même mes chaînes à ta voix, à tes yeux, à tes gestes ; à Toi.*

*& J'en crève un peu plus chaque jour, de ton odeur qui n'est pas, de ta présence qui n'est pas non plus. Alors arrêtons de nous voiler la face, tu es ce que j'ai de plus précieux au monde, & si je te perdrais je me perdrais moi même. Mais de toute façon, je me suis déjà perdue dans tes yeux, alors à quoi bon chercher un chemin de secours alors qu'il n'y en a aucun ? Je suis prisonnière volontaire de ton être, j'ai mis moi même mes chaînes à ta voix, à tes yeux, à tes gestes ; à Toi.*


« Si on est heureux, il n'y a aucune raison de s'infliger cette souffrance qu'est l'écriture ».
Charles Juliet.

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 11:48

Modifié le lundi 13 juillet 2009 10:03